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Lancement de la campagne positive Notre musique,
on veut l'entendre

Afin d’appuyer leurs demandes faites au CRTC, neuf regroupements du milieu de la musique, dont la SPACQ, ont lancé lors du Gala de l'ADISQ d'hier le mouvement positif « Notre musique, on veut l’entendre ».

 

Vous pouvez par ailleurs démontré votre appui à cette campagne en visitant sa page Facebook ou en utilisant le mot-clic #notremusique.

 

 

NOTRE MUSIQUE, ON VEUT L'ENTENDRE
Les quotas francophones ont été implantés au Canada au début des années 1970. Depuis, ces règles ont été révisées régulièrement par le CRTC pour en évaluer leur pertinence.

La dernière révision remonte à 2006. À cette occasion, le CRTC a décidé de maintenir les règles suivantes qui obligent les radios francophones à diffuser :

un minimum de 65 % en semaine (du dimanche au samedi, de 6h à minuit); et
un minimum de 55% aux heures de grande écoute (du lundi au vendredi, de 6 h à 18h).

À l’été 2015, le CRTC a initié un nouveau processus visant à évaluer à nouveau la pertinence de ces règles. Des mémoires ont été déposés par plusieurs parties intéressées en septembre. Le CRTC tiendra, à Québec, à une date encore inconnue, des audiences publiques sur cette importante question pour l’avenir de notre chanson.

DEMANDES DU MILIEU DE LA MUSIQUE
L’ADISQ a déposé un mémoire très étoffé dans le carde de cette consultation et demande au CRTC de rendre les quotas plus efficaces; leur application par les radios a révélé de nombreuses failles, qui n’ont pas permis de produire les résultats escomptés en termes de mise en valeur de la chanson francophone.

Essentiellement, voici ce que l’ADISQ propose, et qui a été appuyé par huit autres regroupements du monde de la musique, soit l’APEM, ArtistI, la GMMQ, la SOCAN, la SODRAC, la SOPROQ, la SPACQ et l’UDA :

maintenir les quotas actuels;
offrir la possibilité de réduire de 65 à 60 % le quota sur la semaine si, et seulement si, les radios s’engagent à faire un effort particulier pour la diffusion de nouveautés et si le 5 % dégagé est dédié aux artistes québécois s’exprimant dans une autre langue que le français (cela aurait pour effet d’augmenter considérablement la place accordée à ces artistes; en moyenne, cela ne constitue que 1 % à 2 % de la programmation totale des radios francophones);
établir une nouvelle comptabilisation des montages de musique anglophone;
établir une nouvelle période de grande écoute la fin de semaine, avec un quota de 55 % distinct à rencontrer;
diversifier l’offre de stations musicales dans les marchés par l’ajout de stations, rendu possible grâce à la technologie HD.

DEMANDES DES RADIOS FRANCOPHONES
Pour leur part, les radios francophones ont déposé un mémoire qui va totalement dans le sens inverse des propositions du milieu de la musique.

Essentiellement, les radios demandent de réduire les quotas à 35 % pour la semaine et aux heures de grande écoute — les règles actuelles étant de 65 % la semaine et de 55 % aux heures de grande écoute.

Afin d’appuyer sa demande faite au CRTC, l’ADISQ, avec l’aide des huit autres regroupements, lancent le mouvement positif « Notre musique, on veut l’entendre », afin que la population soit sensibilisée aux enjeux importants qui entourent la question des quotas francophones et soutienne cette cause qui nous tient tous à cœur.

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