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Nouvelle

Chronique de la directrice générale: Les quotas de
musique vocale francophone - l'industrie et les
radiodiffuseurs loin d'être au diapason

Le CRTC émettait plus tôt cet été un avis de consultation afin de réviser le cadre règlementaire relatif à la musique vocale de langue française applicable au secteur de la radio commerciale de langue française. À la suite de cet avis, 44 mémoires ont été soumis. Les audiences débuteront le 16 novembre prochain. 

 

La question des quotas de musique vocale francophone (MVF) nous préoccupe beaucoup puisqu'il en va du rayonnement de nos membres pour qui la diffusion radiophonique compte parmi une part importante de leurs revenus. La SPACQ a présenté une intervention en concluant que les quotas devaient être maintenus, sinon étendus, et que le CRTC devait mettre en place les mesures nécessaires pour s'assurer que ces quotas soient respectés.

 

Les deux aspects majeurs de l'intervention de la SPACQ :

 

1) Le système MAPL (contenu canadien)

Malgré que non-inclus dans le questionnement du CRTC, mais compte tenu de l'importance de l'impact de cet aspect pour nos membres, la SPACQ a tout de même soulevé la question. Actuellement, pour être considéré comme contenu canadien, un enregistrement sonore doit satisfaire à deux des quatre critères suivants:

- la Musique doit avoir été composée par un Canadien;

- l'Artiste (interprète) doit être Canadien;

- la Production doit avoir été faite au Canada;

- les paroles (Lyrics) doivent avoir été écrites par un Canadien.

 

Ainsi, un disque d'un artiste canadien, chantant du répertoire « étranger » (des chansons originales ou des reprises), mais produit ici au Canada, est considéré comme du contenu canadien. Cette méthode d'attribution est malheureusement au détriment des auteurs et compositeurs canadiens. Nous souhaitons que la méthode d'attribution soit revue afin d'assurer un meilleur équilibre entre la création et le véhicule de l'œuvre. Ainsi, pour être considéré contenu canadien, un enregistrement sonore devrait selon nous inclure obligatoirement les paroles ou la musique.

 

2) Les montages anglophones

Actuellement, les radiodiffuseurs calculent l'ensemble des extraits formant un montage comme une seule œuvre musicale alors qu'une chanson francophone doit être diffusée dans son entier pour être considérée comme une œuvre musicale. Ainsi un montage anglophone de 5 œuvres (dont les extraits individuels sont de 2min30) fait en sorte que les auditeurs sont soumis à une plus grande part de musique anglophone puisqu'ils auront écouté 13 minutes de contenu anglophone versus 3min30 pour une chanson francophone. Nous sommes donc d'avis que chaque extrait inclus dans un montage devrait être comptabilisé comme 1 diffusion, ce qui éviterait aux radiodiffuseurs de détourner le calcul des quotas par les montages.

 

De façon générale, l'ensemble des joueurs de l'industrie s'entend pour le maintien des quotas, chacun y allant de certaines spécificités propre à son rôle et à ses membres. Mais de leur côté, les radiodiffuseurs demandent une baisse de ces quotas à 35%! Présentement, l'obligation est à 65% de leur programmation hebdomadaire, dont 55% dans les heures de grande écoute, du lundi au vendredi de 6h à 18h. 


La SPACQ a demandé à comparaître lors des audiences afin de défendre sa position. À suivre!
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